lundi 11 novembre 2019

Injures

Challenge AZ nouvel article I comme Injures

On trouve beaucoup de renseignements dans la série B, notamment les plaintes pour injures et voie de faits, la paroisse de Tarnos n'échappe pas à la règle.
Ainsi le 12/12/1788 (IV B 488) Vincent Lafourcade porte plainte auprès du juge du Seignanx.

« Vincent Lafourcade aubergiste, habitant de la paroisse de Tarnos, quartier du Boucau, disant qu'étant au sortir du diner dimanche dernier avec sa famille dans la maison de Milhet, les nommés Jean Jambon jardinier chez le sieur Marcfoy et Laurent cadet de Montestrucq, demeurant au Tauzia dudit lieu de Boucau vinrent lui demander du vin et des cartes, le suppliant s'aperçut que ces particuliers avaient bu assez, leur refusa le tout, ce refus porta ces deux particuliers à injurier le suppliant d'une façon ignoble, le traitant de foutregueux, coquin, jean foutre, qu'ils lui feraient donner du vin par force, à ces propos le suppliant voulut leur représenter que c'était à tort qu'ils le maltraitaient ainsi, ledit Laurent s'emporta d'une manière extraordinaire, se jeta sur lui, lui lâchant 10 coups de poing, lui déchirant ses vêtements même la chemise, et vraisemblablement ces deux particuliers l'auraient tué, sans le secours de plusieurs personnes qui accoururent, le débat occasionna un autre dommage au suppliant, plusieurs bouteilles pleines de vin et vides furent cassées ainsi que plusieurs assiettes et pot de terre…. »

La scène se passe dans la maison Lallemand

La plainte est instruite par Monsieur Sallenave le procureur et Jean Larribal pilote lamaneur de la Barre de Bayonne confirme les dires de Lafourcade.
Je n'ai pas trouvé si les protagonistes ont été condamnés, mais les registres paroissiaux vont m'en dire plus.
Laurent cadet de Montestrucq est en réalité Laurent Bascazaux né à Tarnos le 16/4/1761, fils de Jean Bascazaux et d'Etiennette Lacouture, héritière de Montestrucq. C'est ce qui explique le surnom de Laurent, pour les habitants de Tarnos il est le fils cadet de la maison Montestrucq et accessoirement Bascazaux le patronyme de son père.


Je n'ai rien retrouvé concernant Jean Jambon
Jean Larribal le principal témoin est né à Bayonne le 21/7/1744, fils de Bernard et de Marie Lasserre, il est pilote de la Barre depuis le 20/9/1773. Il s'est marié deux fois: avec Thérèse Dilhan à Tarnos le 25/1/1774 (5 enfants) et avec Jeanne Sallenave à Tarnos le 7/1/1782 (8 enfants).
Il est décédé à Tarnos le 20/7/1807.


Quant à Vincent Lafourcade, le principal plaignant, il loue depuis le 11/4/1786 (Cassolet notaire à Saint-Esprit 3 E 4682) la maison de Milhet pour y exercer le métier d'aubergiste, prenant ainsi la succession de Catherine Dilhan.

« Jean Laborde, architecte de la ville de Bayonne et entrepreneur des ouvrages du port et havre d'icelle … lequel de sa libre volonté … a délaissé à titre de location pour le terme et espace de cinq années sept mois prochaines … à Vincent Lafourcade de la ville de Dax … la maison de Milhet, située dans la paroisse de Tarnos, quartier du Boucau …. Moyennant 200 livres par an … »

Le 14/9/1787 il épouse à Bayonne Catherine Beheyti, fille de Jean et de Catherine Laharie, le couple aura six enfants, deux atteindront l'âge adulte, ils auront la douleur de perdre leur fils Jean Lafourcade assassiné, dans l'auberge, à Tarnos le 28/4/1822.
Vincent Lafourcade achètera le bien aux héritiers Laborde, le 12/5/1798 moyennant 2400 livres (Depeton notaire à Bayonne 3 E 4255).


Cette auberge restera dans la famille jusqu'en 1940, elle portera à partir du début du 20ème siècle le nom d'Hôtel Restaurant de la Terrasse. Elle a été transformée en appartements ces dernières années.

Sources:
AD 40: Archives judiciaires IV B 488; Archives en ligne BMS Tarnos.
AD 64: Archives en ligne: minutiers des notaires de Bayonne et de Saint-Esprit; BMS Bayonne.
Archives personnelles

samedi 9 novembre 2019

Hureaux


Hureaux

Le bien noble de Hureaux traduit en gascon par Hureous est acquis le  6/7/1602 par Pierre de Lespes, bourgeois et citoyen de la ville de Bayonne de Jehan de Laboueyrie seigneur de la maison noble de Hureaux, habitant de la paroisse de Tarnos. La vente est faite moyennant 3000 écus. L'acte de vente énumère les différents fiefs de la maison de Hureaux situés sur la paroisse de Tarnos (quartier du Boucau): tuilerie d'Ite, maison de Pitarré, maison de Peclercq, maison du Claoussot, maison de Sallenabe, maison de Prissé, maison du Proye, maison de Gassané, maison de Sorde, maison de Romatet etc … (AD 40 E 80)
Dans l'acte de vente de la maison de Peclercq datée du 20/5/1758 (Dassance notaire à Bayonne) il est précisé:
"Etant ledit héritage de la Baronnie de Seignanx et tenu de 15 sols de fief et une paire de poulets par an envers le seigneur de la maison de Hureaux dudit Tarnos, et assujety d'ailleurs aux impositions royales et locales dont l'acquéreur demeurera chargé à l'avenir …" (AD 64 Dassance 3 E 3449)
Cette acquisition du bien noble de Hureaux permet à Pierre de Lespes Bourgeois bayonnais d'ajouter à son nom l'extension "de Hureaux". 


Blason des Lespes de Hureaux

Cette famille va occuper pendant près de deux cent ans la charge de lieutenant général au sénéchal de Bayonne. Leurs biens étaient forts importants et nombreux. 


En plus de terre noble de Hureaux à Tarnos, ils possédaient: Une autre maison noble de Hureaux (commune d'Orx (40). Il reste à côté de l'emplacement du château un tumulus ("le tuc d'Hureous"); une maison noble à Castets à l'emplacement de l'actuel château de Castets construit par le comte d'Orx, fils naturel de Napoléon III; l'île de Lahonce, était appelée parfois au 17ème siècle l'île de Hureaux; Deux maisons place Notre Dame à Bayonne; une maison rue Poissonnerie; Une maison à Saint-Esprit; des terrains à Saint Esprit, dont certains furent utilisés au 17ème siècle pour construire la Citadelle; il ne faut pas oublier à Saint Pierre d'Irube Lissague avec toutes ses métairies Jourdan, Berroua, Lanot et Chapeau-rouge.


Les descendants de la famille Lespes de Hureaux vont posséder Hureaux jusqu'au 12/7/1812, date à laquelle le bien est vendu (Forgues notaire) en faveur de Joseph Talavera. (AD 64 Forgues 3 E 4612)
Par la suite la propriété passera entre les mains des familles Brocas et Daramy, pour finir par être vendue le 29/10/1921 (adjudication au tribunal de Bayonne) à Pierre Eugène de Caplane, riche industriel parisien et propriétaire du château de Matignon. En 1956 la municipalité de Boucau achètera le bien à la chaleur des enchères devant le tribunal de la Seine, elle y construira les logements sociaux, HLM Hureous et une maison de retraite "A noste Gargale".
Le 29/11/1770 devant Forgues notaire à Saint-Esprit Jeanne Marie de Larreteguy, veuve de Salvat de Lespes de Hureaux avait vendu les moulins de Hureous à Etienne Castillon, meunier. (AD 64 Forgues 3 E 4571)

Sources:
Archives personnelles sur la famille Lespes de Hureaux
AD 40 Titre des familles: Hureaux E 80
AD 64 en ligne Minutier des notaires de Bayonne et de Saint-Esprit

vendredi 8 novembre 2019

Grossesse


Grossesse

Les archives judiciaires sont d'une importance capitale. Aux archives des Landes à Mont de Marsan sont conservées les archives judiciaires de l'Ancien Régime, il s'agit de la serie B. La paroisse de Tarnos et donc le quartier de Boucau dépendaient de la justice de la Baronnie de Seignanx. On trouve dans les archives de cette série des registres d'audiences (1767 à 1788) Plaintes informations et sentences au civil 1624, 1707 et 1708, 1763-1788) au criminel de 1765 à 1782. On possède le nom des juges en 1750: Monsieur Lavielle juge, Cazaumajour lieutenant et Sallenave procureur, les paroisses concernées sont: Saint Martin de Seignanx, Tarnos, Ondres, Saint André de Seignanx et Saint Barthelemy.
Dans la série IV B 492 (criminel) on trouve une lettre datée du 11/7/1768 adressée au juge de la cour ordinaire de Seignanx
"Supplie humblement Marie Cazeaux (elle n'est pas de ma famille), orpheline, mineure, demeurant au quartier du Boucau, maison du sieur Monix, actuellement résidente de la ville de Bayonne. Disant qu'à la suite d'une séduction des mieux organisée et sous promesse de mariage que le nommé Charlot de Laboulite, marin de la paroisse de Tarnos, quartier du Boucau, elle aurait été rendue enceinte des œuvres dudit Laboulite, et en conséquence elle en fit la déclaration judiciaire en la cour de céans, mais il ne fut pas fait aucune suite à ladite déclaration, parce que Laboulite promettait d'un jour à l'autre d'épouser la suppliante, il en avait même l'agrément de toute la famille, touchée de voir une jeune fille victime du libertinage et de la mauvaise foi de ce séducteur; qui a vu accoucher la suppliante sans se mettre en peine de fournir le nécessaire… Ce séducteur qui a été faire un voyage en mer, avait promis solennellement d'épouser à son retour la suppliante, mais il n'a pas pu tenir parole ….. La suppliante à recours à votre autorité afin que ce considéré Monsieur, il vous plaise de vos grâces, vu la susdite déclaration et procuration ordonner acte à la suppliante de la plainte lui permettre de faire informer des faits qui y sont contenus…"
Une information est ouverte le 13/9/1768
Le premier témoin est Anne Bertrix, femme de Joseph Dutrey, sage-femme de Tarnos, qui se rappelle avoir accouché la plaignante il y a 18 mois, d'une fille prénommée Louise
Le second témoin Pierre Bellamy officier de navire déclare que la plaignante avait eu des "familiarités" avec le fils du sieur Sallenave Pilote-Major
Le troisième témoin François Gassis d'état de labeur habitant de Tarnos déclare : "l'accusé lui dit qu'il avait envie d'épouser la plaignante quoiqu'il fut assez persuadé qu'elle n'était pas enceinte de lui …"
La plainte n'a pas eu de suite.
Charles Labeylie dit Laboulite est né à Tarnos le 27/5/1736, fils de Pierre Labeylie et de Marie Hargous, il a finalement épousé à Tarnos le 2/9/1777 Marie Dulos, fille de François et de Marie Dupuy.


Les registres paroissiaux de Tarnos mentionnent la naissance le 22/5/1767 de Catherine Cazeaux fille de Marie Cazeaux et d'un père inconnu.


Il ne faut pas non plus oublier que les filles non mariées enceintes devait déclarer leur grossesse, c'est ce qu'a fait Marie Cazeaux devant le juge de Seignanx, ainsi qu'elle l'affirme dans sa lettre au juge. En effet un édit d'Henri II de février 1556 contre "le recélé de grossesses et d'accouchements " repris par un édit d'Henri III en 1585 et par la déclaration du 20 février 1708, ordonna aux filles non mariées et aux veuves qui attendaient un enfant de déclarer leur grossesse sous peine de mort.

Sources
Guide des recherches sur l'histoire des familles Gildas Bernard Archives Nationales 1987
AD 40 Archives judiciaires série Baronnie de Seignanx IV B
AD 40 Etat civil en ligne Tarnos Baptêmes 1767

jeudi 7 novembre 2019

Fontaine de Pitarré


Fontaine du Pitarré

Cette fontaine est située à Boucau rue du Pitarré (à mi-côte)
Le 26/8/1807 un acte sous-seing privé est passé
" … Entre Jean Bourgeois enseigne de vaisseau, pilote-major, membre de la Légion d'Honneur, habitant la commune de Tarnos, section du Boucau, d'une part et François Laborde architecte de la ville de Bayonne d'autre part.
… a été dit que des difficultés étant à même de s'élever entre nous au sujet de la propriété de l'édifice de la fontaine du Pitarré bâtie par les prédécesseurs dudit Laborde sur un fonds appartenant actuellement audit Bourgeois …
Laborde se désiste de toutes ses prétentions sur la propriété dudit édifice. Bourgeois transporte en faveur dudit Laborde la partie du terrain à moi appartenant depuis le bassin de ladite fontaine jusques à la haie du jardin voisin…"
Dans un bulletin de la Société des Sciences Lettres et Arts de Bayonne (1922) le docteur Darbouet avait rédigé un article sur cette fontaine


"Si maintenant, partant de la place du Boucau, place qui porte le nom de Jean Bourgeois (actuelle place Semard), on prend la direction de la Tour des Signaux, à mi-hauteur de la colline sur la droite, on trouve une fontaine à débit assez régulier (…) Cette fontaine, constituée par un tuyau métallique horizontal sortant de la roche coule sans cesse et porte une inscription gravée sur une pierre verticale qui la surmonte: "Fontaine de Pitarré appartenant à M. Jean Bourgeois, lieutenant de vaisseau, pilote-major de la Barre, chevalier de la Légion d'Honneur". 



Elle fait partie en effet d'un terrain qui appartenait à Bourgeois, terrain où se trouve la villa Thérèse avec de grandes dépendances. Villa, dépendances et terrain servirent de quartier général au général Hope qui commandait l'armée assiégeante en 1814 et qui fut fait prisonnier à l'occasion de la sortie de la garnison le 14/4/1814."
En 1808 à l'occasion du séjour bayonnais de Napoléon, c'est Jean Bourgeois qui accompagne l'Empereur lors de ses visites sur L'Adour. Il lui fait ainsi visiter les défenses de la Barre et le conduit à bord de son canot inspecter certains navires en partance. En montant au « Pey » pour apercevoir l'Adour, La Barre et ses défenses, peut-être laissa-t-il l'empereur abreuver son cheval à la fontaine Pitarré, et l'emmena-t-il manger une collation dans sa maison du Pittaré. Toujours est-il que la venue de Napoléon sera bénéfique à Bourgeois. Il lui sera concédé gratuitement (pour 1 franc symbolique) 50 hectares de dunes situés au territoire de Tarnos, au plan annexé au décret rendu à Bayonne le 12 juillet 1808 :
 « Le sieur Bourgeois s’engage d'en faire des semis à ses frais dans le délai de deux années suivant le procédé de Brémontier[1] ingénieur divisionnaire des Ponts et Chaussées et d'entretenir la plantation en bon état, cette concession fut acquittée au droit fixe de un franc. »
 Il s'agit de la Grande et de la petite Baye[2]. Le 19 juillet 1808 il est nommé lieutenant de vaisseau :
« Napoléon Empereur des Français, décrète le sieur Bourgeois enseigne de vaisseau, pilote major de la Barre est promu au grade de Lieutenant de vaisseau. »
Il restera chargé de la direction du pilotage de la Barre et remplira les fonctions de chef des mouvements dans le port de Bayonne.
Il est décédé à Tarnos, quartier du Boucau dans sa maison de Pittaré le 16/1/1847.



Il s'était marié deux fois. Tout d'abord à Bayonne le 13 mai 1793 avec Marie Gracieuse Combes née à Bayonne le 9/10/1774 (fille de Jean Combes pilote et de Marguerite Bouheben). Un testament fait par Jean Bourgeois devant maître Dhiriart notaire le 25 ventôse an 13 (16/3/1805) nous apprend que Marie Combes est décédée sans postérité. Jean Bourgeois convole en secondes noces avec Henriette Eulalie Geindreau aux Sables d'Olonne le 28 Pluviose an 10 (17/2/1802), elle est décédée au Boucau le 29/3/1867. De cette union sont nés 5 enfants.

[1] Brémontier Nicolas, ingénieur français, né à Quevilly (Normandie) 1738-1809 il fixa à l'aide de semis d'oyats et de pins les dunes de la Gascogne, qui menaçaient d'ensevelir les villages landais.
[2] La propriété de la Grande et de la petite Baye sera vendue par Mme Eulalie Bourgeois épouse de Laurent Bardon, négociant avec lequel elle demeure à Bordeaux, à Mr et Mme Méoule par contrat de vente retenu par Detcheverry notaire à Bayonne le 23/7/1880 pour la somme de 40000 francs. M et Mme Méoule revendront la propriété le 13/4/1881 par contrat retenu par Detcheverry à la Cie des Forges de l’Adour. La vente est consentie pour 1000 francs l’hectare. Les Forges de l’Adour y construiront une partie de l’usine, les maisons de la cité et l’avenue Jean Jaurès.

Sources:
Minutier des notaires Bayonnais: Detcheverry
Société Sciences Lettres et Arts de Bayonne
AD 40 NMD de Tarnos année 1847

mercredi 6 novembre 2019

Entrepreneur des ouvrages de la Barre


Entrepreneur des ouvrages de la Barre                                                                       

Jusqu’en 1730 les travaux de l’entretien de l’embouchure de l’Adour étaient pris en charge par la ville de Bayonne. Mais, à partir de  cette année-là, l’Etat voulut prendre le problème à bras le corps, il désigna un directeur des fortifications, ce fut Magdelon de Touros, et prit à sa charge les dépenses des travaux d’endiguement. On fit appel pour faire les travaux à un maître maçon Bayonnais, Paul Gaujet, qui fut le premier Entrepreneur des ouvrages de la Barre.
PAUL GAUGET
Le 25 juin 1730, par acte passé devant maître Cassolet notaire à Saint Esprit, Paul Gaujet achète la propriété de Joanichon et toutes ses dépendances à Marie Lesbouirie. Dans cet acte est précisé le contenu de la propriété

« …est la présente maison de Joanichon couverte de tuile avec son sol lieu, place, bâtiment, four, fournière, jardin et le terrain qui est devant ladite maison vulgairement appelé Pourtey en ladite paroisse, dans lequel il y a quatre grands ormeaux et quelques chesnes le long de l’écurie, et la muraille du jardin fermée sur soi de muraille, avec tous droits de servitude, capcazal et de padoüendage et aussi les droits d’église et de sépulture qui peuvent en dépendre… »
Dans le même contrat de vente il est également précisé l’achat d’une ancienne tuilerie.
 « … pièce de terre de la contenance ……. ou environ, sur laquelle il y avait cy devant une tuilière qui a été démolie pour les ouvrages de la Barre, et sur laquelle terre ou terrain il a été fait certains édifices pour servir aux ouvrages de ladite barre… » (AD 64 Cassolet 3 E 4640)


Paul Gaujet commencera la construction de la maison Bel-Air. Il restera entrepreneur des ouvrages de la Barre jusqu’en 1745. C’est lui qui fit bâtir en 1732 la Cale, pour servir d’abri aux embarcations des pilotes. Il faut remarquer, et les différentes cartes le montrent, que la Cale s’étendait jusqu’au milieu de la place Sémard. Bien que l’acte de vente des propriétés de Direction et de Joanichon n’ait pas été retrouvé, on peut supposer que Paul Gaujet vendit tous ses domaines et sa charge à François Morancy en 1745, car à cette date, des réclamations s’élèvent. En effet, on reproche à Paul Gaujet de s’être approprié plusieurs propriétés appartenant à des tiers, c’est le cas de la maison de Milhet, (l’actuel Crédit Agricole) appartenant à Dominique Sallenave
« .. S’est constitué sieur Dominique Sallenave…. lequel dirigeant le présent acte à Monsieur François de Morancy entrepreneur des ouvrages ordonnés à la Barre de Bayonne située dans la dépendance du présent lieu, qu’il vient d’apprendre avec une extrême surprise que sieur Paul Gaujet ancien entrepreneur desdits ouvrages a compris dans un état estimatif de matériaux, un magasin, écurie, remise, hangard et autres barraques dépendantes de la maison noble de Millet le tout appartenant au sieur comparant… » (AD 64 Cassolet 3 E 4651 du 6/2/1745)
D’autres pièces de terre comme le « corps de garde » sont concernées. François Morancy devra régler tous ces problèmes.


FRANCOIS MORANCY
 François Morancy, cadet d’une famille noble de l’Anjou est arrivé dans la région vers l’année 1735 pour participer, comme entrepreneur, aux travaux entrepris au port de Saint Jean de Luz. Vers l’année 1745 il se rend adjudicataire de la charge d’entrepreneur pour les ouvrages que le Roi fait construire à la Barre de l’Adour. Vers la même année il acquiert les propriétés de Paul Gaujet. C’est lui qui va embellir la propriété Bel-Air. De son mariage avec Marie Madeleine de Belloquin, naîtront sept enfants, qui seront tous baptisés à Tarnos.


Il va agrandir la propriété en achetant le 19 mars 1763, par acte passé devant Piquessary notaire à Bayonne, de Antoine Sallenave le bien de Milhet, il est ainsi propriétaire de presque toutes les maisons situés autour de la Cale, à l’exception de « La Cantine » appartenant à Dominique Sallenave le pilote major


 « …vente par  … en faveur de sieur François Morancy entrepreneur de la Barre et de Madame Marie Madeleine Belloquin son épouse, tous deux demeurant dans leur maison située dans la paroisse de Tarnos, quartier du Boucau, à ce présent et acceptant, pour eux leurs successions, et ayant droit, savoir est la maison communément appelée Lalotge, avec les magasins, hangars, barraques, chambre de conseil, jardin et terres, le tout situé dans la paroisse de Tarnos, quartier du Boucau et au bord de la rivière…. La maison et bien ci-dessus vendus obtenus audit Sallenave vendeur du chef du sieur Dominique Sallenave son père… Cette vente est faite moyennant la somme de 4300 livres … » (AD 64 Piquessary 3 E 3323)

JEAN LABORDE
Jean Laborde s’associe avec deux maîtres maçons Bayonnais : Jean Despouëts et Laurent Bidart pour acquérir la charge d'entrepreneur des travaux de la Barre. Le 8 août 1783, par acte passé devant Cassolet notaire à Saint Esprit, les trois associés rachètent à François Morancy le bien Lalotge ou Millet
« Aujourd’hui 8 du mois d’août 1783, par devant moi notaire royal soussigné, s’est personnellement constitué Monsieur François Morancy, seigneur du quartier de Sorsoube, habitant dans son domaine appelé l’Hermitage, paroisse de Saint Martin de Seignanx, lequel de sa libre volonté a vendu, cédé, transporté et délaissé, et par ses présents vend cède et délaisse… en faveur des sieurs Jean Despouëts, Jean Laborde et Laurens Bidart, entrepreneurs de la Barre de la ville de Bayonne, à ce présents et acceptants, une maison communément appelée Lalotge avec les magasins, hangars, barraques, chambre de conseil, jardin et terres. Le tout d'un seul tenant situé en la paroisse de Tarnos, quartier du Boucau... La vente est faite moyennant le prix de 4300 livres. » (AD 64 Cassolet 3 E 4681)
Jean Laborde rachète les charges d’entrepreneur des travaux à ses deux associés Despouëts et Bidart, si bien qu’en 1789 il est le seul entrepreneur et propriétaire d’un ensemble de propriétés assez important autour de la Cale.


Le chateau Bel-Air à Boucau résidence des entrepreneurs des travaux de la Barre

Il est décédé le 7 germinal an 3 (27/3/1795) dans la maison qu’il possédait à Bayonne, rue Port Neuf.  Il sera inhumé dans la chapelle qu’il avait fait construire dans l’enceinte de la propriété Bel-Air.

 Sources:
Recherches Jean-Pierre Cazaux sur la maison Bel-Air (archives privées)
Minutiers des notaires Bayonne et Saint-Esprit (AD 64 en ligne)
Plan cadastral paroisse Tarnos, section du Boucau 1810 (AD 40 en ligne)
Archives de la chambre de commerce de Bayonne










mardi 5 novembre 2019

Démission


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Démission du poste de pilote

Le 20/1/1736 devant Cassolet notaire à Saint-Esprit Dominique Sallenave, démissionne de son poste de pilote en faveur de son frère Joseph Sallenave.



"Aujourd'hui 20 janvier 1736 après midy au bourg de Saint-Esprit est comparu Dominique Sallenave pilote de la barre de la ville de Bayonne … lequel a dit qu'en l'année 1725 il a plu à Messieurs les maire, échevins et jurats de la ville de Bayonne de l'honorer de la survivance de pilote major dont son père Etienne Sallenave était pourvu. Il eut en plus une charge de pilote vacante après le décès de Bernard Guiraud et lui en firent expédier les pouvoirs daté du 12/11/1728 …" (AD 64 Cassolet 3 E 4645)

Dominique Sallenave occupe donc à la fois les places de pilote major (chef du pilotage) et de pilote de la barre. Il démissionne du poste de pilote pour le laisser à son frère Joseph Sallenave.
Avec la généalogie de cette famille on va voir qu'ils sont tous pilotes de père en fils.




Il faut ici expliquer le rôle et l'importance du pilotage pour le quartier et la future commune de Boucau.

L'embouchure de l'Adour ne fut fixée à son emplacement actuel qu'à partir de 1578. Jusqu'en 1310 environ, selon certains auteurs, elle se jetait dans la mer à Capbreton. Une violente tempête infléchit son cours vers Port-d'Albret, aujourd'hui Vieux-Boucau. Les édiles bayonnais n'eurent de cesse de réclamer une nouvelle embouchure pour l'Adour. Le 19 juin 1572, un contrat est passé avec l'ingénieur Louis de Foix (le constructeur du phare de Cordouan en Gironde) pour régler les conditions de la percée. A partir du Trossoat, lieu-dit situé à Tarnos, dans le quartier d'Ite, à l'endroit où le fleuve fait un coude, il a été prévu "la fermeture de la rivière sur 150 toises (290 mètres), le creusement d'un canal de 900 toises '1800 mètres) vers la mer". Le travail, gigantesque pour l'époque, aboutit malgré beaucoup de difficultés, et le 28 octobre 1578 le fleuve coulait droit sur l'océan. Le Boucau-neuf était né.


Fac-similé de la signature de Louis de Foix (Archives Communales Bayonne fonds Communay)

L'entrée des navires dans la nouvelle passe n'était possible qu'avec l'aide d'un pilote ou locman. Sans les pilotes, le franchissement de la Barre et leur entrée dans l'Adour, serait absolument impossible, tant en raison de la faible profondeur de l'eau que des multiples variations de la passe. La plus ancienne réglementation concernant les pilotes remonte à 1692, il y eut ensuite celle de 1738, puis celle de l'an V sous la Révolution. Les pilotes sont sous l'autorité du pilote major. La famille Sallenave fournira toute une dynastie de pilotes majors du milieu du XVIIème siècle au début du XIXème siècle. Le pilote major avait obligation de résider au Boucau.



Cours de l'Adour en 1738 (Gallica BNF)

Sources:
AD 64 en ligne: Minutier des notaires de Saint-Esprit
Boucau et Tarnos par Jean-Pierre Cazaux Mémoire en images Alan Sutton 2001
Archives communales de Bayonne divers fonds (entre autre série FF)

lundi 4 novembre 2019

Communauté d'habitants


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Communauté d'habitants

Sous l'ancien régime, à Tarnos, comme dans les autres paroisses, l'administration était confiée à la communauté des habitants. Elle s'administrait directement par les habitants réunis en assemblée générale. Dans cette assemblée on abordait des problèmes aussi divers que : l'entretien des lieux de culte, du logement du curé, de la gestion des biens communaux, de l'entretien des chemins et des ponts, de la répartition des impôts. L'assemblée pouvait également contracter des dettes et engager des procès. Cette assemblée était composée des propriétaires de la paroisse. Les réunions avaient lieu dans l'église, et "sur le haut du porche d'icelle".



On aperçoit au fond l'entrée de l'église et le balcon où le régent tenait sa classe, quelques réunions y ont été également tenus.

Voici quelques noms de propriétaires en 1761 (acte retenu par Cassebé, notaire à Saint Martin de Seignanx le 12/7/1761:
"Laurent Dulong, Jean Bernettes, Jean Duboy, Martin Dabadie, Laurent Duthil, Jean Marguit, Jean Gassané, Joseph Bachacou, Jean Lousse, Arnaud Bruhet, Charles Daguerre, Jean Dupin, Alexandre Gayan, Bertrand Laborde, Jean Darlas, Etienne Lalanne, Etienne Bisbau, Pierre Destremaut et Jean Lalanne syndic" (AD 40, 3 E 40 1-9)
La communauté était représentée par un syndic (nous en parlerons dans un prochain article).
Dans les actes notariés on trouve les actions de la communauté pour défendre ses intérêts.
Ainsi le 15/8/1713 (acte retenu par Cassolet notaire à Saint Esprit), procuration faite par la communauté en faveur de Dominique Lousse dit Bachacou
"Ont comparu Guillaume Voutremer prêtre, docteur en théologie et curé de ladite paroisse et Jean Daguerre syndic perpétuel de ladite paroisse … (suivent les noms des propriétaires) … les tous capitulairement assemblés en la manière accoutumée... Lesquels constituent pour leur procureur général et spécial, monsieur Dominique Lousse dit Bachacou, ouvrier et marguillier de l'église… reprendre les poursuites engagées …. Contre les héritiers … de feu Charles de Bordes, prêtre et curé de ladite paroisse … pour récupérer 300 livres laissés par son testament de 1690 à l'église de la paroisse…" (AD 64 3 E 4624)
Le 11/10/1739 (devant Cazaumajour notaire à Saint Martin de Seignanx) acte capitulaire des habitants de Tarnos contre Paul Gauget entrepreneur des ouvrages de la barre qui s'est emparé d'une pièce de terre lande, située au Boucau appelé "le Tucq de la Tuilière". La communauté a présenté une requête à Monseigneur l'Intendant d'Auch. (AD 64 3 E 4619)
L'affaire dure car on apprend par une autre délibération du 15/12/1748 (Cazaumajour notaire) que l'affaire est toujours pendante. Aussi la communauté délègue Jean Duboy pour continuer les poursuites et récupérer le terrain appartenant à la communauté. (AD 64 3 E 4619) Puis c'est le silence des actes, Paul Gauget est-il resté propriétaire du terrain? Je n'ai pas réussi à le localiser.
Le 12/7/1761 (Acte retenu par Cassebé) la communauté doit régler en urgence le problème du logement du curé. L'ancien curé Jean Hilaire de Laclède a résigné sa cure en faveur de Monsieur Deyris, ce dernier n'a pas trouvé à son goût le presbytère et "il aurait exigé que les habitants y fissent les réparations convenables». Mais les réparations faites, le curé "a fait dire (au syndic) par le sieur Camy vicaire, qu'il n'était pas dans son intention d'habiter ladite maison presbytérale". Finalement le curé va louer une autre maison, mais les réparations s'élevant à 250 livres ont été faites, il faut les rembourser au syndic. La somme sera prélevée sur la capitation  "pour le recouvrement en être fait par le collecteur". (AD 40 3 E 40 1-9)


Eglise Saint Vincent de Tarnos

Les communautés d'habitants seront remplacées par les communes à la Révolution Française.

Sources:
AD 64 notaires Cassolet et Cazaumajour)
AD 40 notaire Cassébé
Anne Zink Pays et Paysans gascons sous l'ancien régime, thèse Université Paris X (1987)


samedi 2 novembre 2019

Benoit



ChallengeAZ

Le Benoit

Il s'agit de la personne qui est en charge de l'entretien de l'église.
L'acte retenu par Cassolet notaire à Saint Esprit le 2/7/1713 explique très bien le rôle du benoit
Il doit:
Nettoyer et balayer l'église et quand besoin serait de blanchir le linge nécessaire.
Fournir le vin et les hosties nécessaires durant le temps de la messe.
Sonner les cloches avec l'Ave Maria du matin, midi et soir chaque jour.
Sonner les cloches aussi lorsqu'il y aura apparence d'orage ou de mauvais temps, comme aussi des messes mortuaires.
Dans cet acte c'est le marguillier (chef du Conseil de Fabrique) qui réunit l'assemblée des habitants pour désigner le benoit. Nicolas de Lalanne et Pierre Ducournau, maître tailleur sont nommés moyennant la somme de 60 livres par an. (AD 64 Cassolet 3 E 4624)
La charge de benoit va rester très longtemps dans la famille Lalanne.
Ainsi Nicolas Lalanne qui est nommé le 2/7/1713, est le père de Dominique Lalanne qui sera lui aussi benoit jusqu'à son décès survenu à Tarnos le 4/11/1765, âgé de 60 ans.


Son fils Etienne Lalanne sera également benoit, d'après l'acte de sa nomination retenu par Forgues (notaire à Saint-Esprit) le 30/7/1769, il a assuré  l'intérim de son père pendant plusieurs années en donnant entièrement satisfaction aux paroissiens, mais surtout au curé.
"… Etienne Lalanne de cette paroisse ayant continué encore quoique non nommé … et comme ledit Lalanne fils par ses assiduités et services a donné à Monsieur Deyris et aux habitants toute satisfaction dans les fonctions de benoitage  … il convient de le nommer en assemblée générale…"
Etienne Lalanne est donc nommé benoit et on précise ce qu'il doit faire, en plus de ce qui a été dit précédemment. (AD 64 Forgues 3 E 4570)


"Il s'oblige d'assister Mr le Curé et tous autres prêtres qui desserviraient ladite église à l'administration des sacrements, levée des cadavres et faire toutes les autres fonctions usitées au devoir dudit benoitage …"


Mais tout n'est pas rose, que s'est-il passé? Surement une mauvaise entente avec le curé qui provoque sa colère et la réunion en urgence d'une assemblée générale le 24/5/1778 (acte de Forgues notaire à Saint-Esprit) qui entérine la destitution d'Etienne Lalanne de son poste de benoit.
Les habitants ordonnent à Etienne Lalanne " de se rendre avec les sieurs Gassané et Gayan et nous notaire pour porter audit Deyris curé de Tarnos les clés de l'église, lui conseillant en même temps de le faire revenir de son mécontentement par des excuses sur sa conduite passée" (AD 64 Forgues 3 E  4570)
On propose qu'Etienne Lalanne reste benoit jusqu'à la Saint Martin (11 novembre) de cette année. (acte du 19 juillet 1778 toujours retenu par Forgues), après cette date c'est le sieur Larrouy, qui est également régent, qui prendra la suite. (AD 64 Forgues 3 E 4579)


Sources:
AD 64 minutier des notaires de Saint-Esprit
GBA (généalogie du Bas Adour); AD 40 registres paroissiaux Tarnos)
Gabriel Audisio Les Français d'Hier: Tome 2 les Croyants Armand Colin 1996)
Anne Zink Pays et Paysans gascons sous l'ancien régime, thèse Université Paris X (1987)


vendredi 1 novembre 2019

Affermer


Challenge AZ c'est parti voici mon premier article.
Affermer, c’est-à-dire louer un bien contre le paiement d'un fermage est un terme très employé au 17ème et 18ème siècle. Au quartier de Boucau (paroisse de Tarnos cf mon préambule) j'ai trouvé plusieurs affermages.
Tout d'abord ceux concernant une tuilerie. Cette tuilerie qui n'existe plus, était située au quartier "la fabrique" actuel, nous n'avons pas de cartes postales mais le plan cadastral de 1810 nous permet de situer l'endroit.

Quartier de Boucau en 1810

Le 26/2/1715 devant Cassolet, notaire à Saint-Esprit (commune landaise rattachée à Bayonne en 1857)
"Marie de Lesbouiries veuve et héritière testamentaire de feu Raimond Gardères habitante de la présente paroisse (Tarnos) laquelle de son gré et volonté a donné et laissé à titre d'afferme … pour une année… en faveur de Saubat Sasco, maître tuilier habitant de la paroisse de Narbonne (Arbonne) au pais de Labourt … savoir est une thuilerie qui appartient à ladite Lesbouiries, située dans la présente paroisse au présent quartier du Boucau avec les terres nécéssaires pour le service de la Thuilerie …"


L'afferme est faite pour 100 livres et "deux charrettes de tuiles" (annuellement). (AD 64, Cassolet 3 E 4626)
Une autre afferme est retenue par le même notaire le 27/3/1729. (AD 64 Cassolet 3 E 4639)


On trouve trace de cette tuilerie dès la fin du 17ème siècle, le 29/3/1685 elle appartient à Bernard de Ces, Conseiller du Roy, habitant de la paroisse de Doazit (Landes).
Bernard de Ces né à Doazit le 25/5/1654 est le fils de Bernard et de Blasiotte de Larrezet. Il est avocat en parlement, conseiller du roi, prévôt général des armées, seigneur d'Horsarrieu, il a acquis dans les Landes d'importants domaines: 1709 les seigneuries de Caupenne, de Lahosse, de Poylohaut. Il est également procureur du roi au siège de Saint Sever (40). Ses armoiries ont été enregistrées en 1696. Après l'acquisition de Caupenne, la famille portera le nom de Ces-Caupenne. Il a épousé à Saint Vincent de Paul (40) le 18/6/1676 Marguerite de Brunet. Bernard de Ces est mort à Doazit le 16/6/1725.
L'acte du 29/3/1685 comporte cession par Bernard de Ces en faveur de Jean de Labeylie dit Laboulite et à Charles Duhalde. Elle est ensuite acquise par Raimond Gardères, l'époux, on l'a vu, de Marie de Lesbouiries. (AD 64  Delacroix 3 E 3159)
Cette tuilerie a été détruite pour les besoins des ouvrages de la barre de Bayonne, comme l'indique l'acte de vente de la propriété de Joanichon retenu par Cassolet le 25/6/1730 (AD 64 Cassolet 3 E 4640)
"… Marie Lesbouiries fait vente en faveur du sieur de Gauget d'une pièce de terre … sur laquelle il y avait ci-devant une tuilerie qui a été démolie pour les ouvrages de la barre, et sur laquelle il a été fait certains édifices pour servir aux ouvrages de la barre …"


Voici la généalogie de la famille Gardères.


Cette tuilerie sera réédifiée par Jean Laborde, un des successeurs de Paul Gauget à la charge d'entrepreneur des ouvrages de la Barre. Le 12 thermidor an 6 (30/7/1798) elle est vendue par les héritiers Laborde (acte retenu par Cassolet à Saint Esprit)  à Arnaud Lousse et Marguerite Duboy conjoints. (AD 64 Cassoilet 3 E 4690)
La tuilerie est ensuite transformée en faïencerie et vendue devant Gassané, notaire à Saint-Esprit, le 18/6/1847 en faveur de Jean Baptiste Novion, faïencier de Saint-Esprit.
"…une maison connue sous le nom de faïencerie, … un magasin et le mobilier propre à la fabrication de la vaisselle, qui se trouve tout compris dans la présente vente. Plus deux corps de logis, dont l'un sert à la tournerie et l'autre au dépôt de la faïence, avec un four …"  (AD 64 3E 17728)



Faïence de chez Novion (Musée Basque Bayonne)

J'ai trouvé beaucoup d'autres affermages concernant le moulin d'Esbouc situé également au quartier de Boucau.

Sources:
AD 64 minutier des notaires de Saint-Esprit
GBA (généalogie du Bas Adour); AD 40 registres paroissiaux Tarnos)

ZANZI-BAR

ZANZI-BAR                  Sur le bulletin municipal de 1979 on pouvait lire une publicité concernant le Taxi Tardits au « Zanzi-Bar » rue...