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jeudi 19 novembre 2020

QUINQUAGESIME

 QUINQUAGESIME

Il s’agit du nom donné par la liturgie catholique au dimanche précédent le premier dimanche de Carême. Le Carême est la période de jeûne entre le mercredi des Cendres et Pâques.

Des interdictions de mariage existaient sous l’ancien régime, en effet le calendrier liturgique, confirmé par le Concile de Trente, interdisait de se marier pendant l’Avent jusqu’à l’Epiphanie et pendant le Carême jusqu’à Pâques. L’Avent commence de dimanche qui suit le 26 novembre jusqu’au 6 janvier inclus. Le Carême est la période de 40 jours précédent Pâques. La fête de Pâques est mobile elle varie du 22 mars au 25 avril. Le début du Carême varie entre le 6 février et le 10 mars et la fin entre le 29 mars et le 2 mai. Durant ces périodes aucun mariage n’était célébré.

J’ai cherché à savoir si dans ma généalogie des mariages avaient été célébrés ce fameux dimanche quinquagésime. J’ai trouvé deux mariages.

-        Le dimanche 24/2/1743 à Labatut (40) est célébré le mariage entre Pierre LAFOURCADE, mon ancêtre (sosa 142) et Marguerite CAZAUX (sosa 143).

Pierre LAFOURCADE est né à Habas (40) le 3/5/1721, fils de Bernard LAFOURCADE et de Marie TARDOS. Il est décédé à Habas le 6/3/1796. Marguerite CAZAUX dite Laudebaig (nom de la maison à Labatut) est née à Labatut vers 1718, fille de Gratien CAZAUX et de Jeanne LAUGAR. Elle est décédée à Habas le 6/1/1773. Le couple aura sept enfants, tous nés à Habas. Cette année-là Pâques tombait le 14 avril.

-        Le dimanche 26/2/1797 à Pouillon (40) est célébré le mariage entre Pierre LOMBARD, mon ancêtre (sosa 34) et Jeanne LASSALLE.

Pierre LOMBARD est né à Pouillon (40) le 11/11/1774, à la ferme Lanusse, fils de Bernard LOMBARD et de Catherine LANUSSE. Il est décédé à Pouillon le 26/11/1853. Jeanne LASSALLE est née à Habas (40) le 15/11/1773, fille de Jean LASSALLE et de Jeanne LAFOURCADE. Elle est décédée à Pouillon (40) le 22/2/1822. Le couple aura deux filles, dont Jeanne LOMBARD qui épousera Pierre CAZAUX. Cette année-là Pâques tombait le 16 avril.

Dans ma généalogie on trouve également deux naissances le dimanche Quinquagésime.

-        Le dimanche 5/2/1758 naissance de Jean DUFAU (sosa 76) né à Pouillon (40), fils de Pierre DUFAU et de Marguerite PUYAU. Il est décédé à Pouillon le 1/6/1800, âgé de 41 ans environ. Il épouse le samedi 21/2/1789 à Pouillon Jeanne SAINT MARTIN (sosa 77). Le couple aura 5 enfants. Cette année-là Pâques tombait le 26 mars.

-        Le dimanche 5/2/1769 à Misson (40) naissance de Jean Pierre (qui se fera appeler Jean Louis) POLONY, fils de Martin POLONY (sosa 66) et d’Anne DEVAIZE (sosa 67). Il va épouser à Bayonne de 22/4/1789 Jeanne LOUET, fille d’Olivier LOUET et de Gracieuse TISNER-LAGRAVE. Le couple aura huit enfants. Cette année-là Pâques tombait le 26 mars.



Généalogie Polony, cliquer dessus pour agrandir l'image
 

Sources :

AD 40 en ligne : NMD Habas, Misson, Pouillon, Labatut

AD 64 en ligne : Mariage Bayonne 1789

 

samedi 16 novembre 2019

N comme Nanot


Nanot

Nanot est un des diminutifs de Jean dans notre région du bas-Adour.

Le 19/8/1686 et le 8/9/1686, la propriété de Nanot est acquise aux enchères publiques devant le parlement de Bordeaux, par Laurent et Catherine Dolives (Les Dolives sont une vielle famille bayonnaise d'origine hollandaise). Catherine Dolives épouse le 6/11/1687 Bernard Lissonde, qui est officier monnayeur. Elle décède à Bayonne le 1/6/1737 après avoir fait son testament retenu par Duclerc notaire à Bayonne le 27/2/1732, son héritier est son fils Louis Lissonde.
Les Lissonde sont officiers monnayeurs de père en fils en l'hôtel de la Monnaie à Bayonne. Il a été créé par Charles VIII, Roi de France, en septembre 1488, les employés avant la Révolution étaient au nombre de trente. L'hôtel fut d'abord installé rue Orbe et ensuite rue de la Monnaie au 18e siècle.
Louis Lissonde le nouveau propriétaire de "Nanot" est né le 31/3/1690, il est mort à Bayonne le 14/7/1761. C'est son petit-fils Louis Lissonde qui vend le 14/5/1784 la propriété de Nanot sise à Tarnos, quartier du Boucau en faveur de Louis Dirandartz   (Chevalier du Consulat de France en la ville de Cadix) représenté par sa mère Marie Debarbés. L'acte est retenu par Paul Duhalde notaire de Bayonne (AD 64 3 E 3475)
« ..savoir maison principale et héritage appelé de Nanot, avec le jardin, eyrial, basse-cour, grange, pressoir, cour, écurie, fournière terre labourable et autres, comme ledit Lissonde vend les métairies appelés le Duc, le Berger, le Petit Lartigue et le Petit Nanot, avec leurs maisons, parc à bétail, grange, fournière, terres labourables, pignadas, vignes, échalassières, bois de haute futaye et portey à chênes qui est au levant et couchant de ladite maison de Nanot. Ensemble un peu de lande de la contenance de 8 arpents ou environ sur la lande de Matignon. La vente est faite moyennant la somme de 12000 livres… »
Louis Dirandartz le nouvel acquéreur de "Nanot" est le fils de Bernard Dirandartz capitaine de navire et de Marie Débarbés, il est né à Bayonne le 10/3/1736. Après son décès, survenu en l'année 1787, sa mère hérite de la propriété. Elle décède, le 15/4/1801 laissant pour héritières ses deux filles Gracieuse Dirandartz, née à Bayonne le 9/11/1741 épouse de Laurent Daguet, et Gracy Dirandartz née le 9 novembre 1745.
Sans doute la charge est-elle trop lourde pour elles, car le 7/12/1812 par acte retenu par Cassolet notaire à Saint Esprit elles vendent la propriété en faveur de Jacques David aîné et de Pascal Antoine Lamothe négociants, habitants de Bayonne, moyennant une rente viagère de 600 francs.
L'acte du 7 décembre 1812 (l'acte est enregistré au bureau des hypothèques de Dax) nous une idée de la propriété de Nanot
Nanot: maison, basse-cour, jardin et bois ; métairie de Nanot : bâtiments, terres labourables, pignadas, échalassières et landes ; métairie du Duc: composée de bâtisse, terre labourable, vergne, prairie et landes, corsiers et pins ; métairie du Petit-Nanot: consistant en terres labourables, bâtisse, lande contenant des pins et des corsiers ; métairie du Verger composée de bâtiments, terres labourables pignadas et landes ; métairie du Petit Lartigue consistant en bâtisse, lande et terres labourables.
Cadastre de 1810 (AD 40 en ligne)

Le 10/4/1816 le bien est adjugé devant le tribunal civil de Bayonne au sieur David, les consorts Dirandartz n'étant pas décédées la rente viagère continue.
Le 20/3/1835 par devant Joseph Victor Casebonne notaire à Bayonne, (Acte transcrit aux hypothèques de Dax AD 40 volume 56 n°98) Marianne Fayet veuve de Mr Jacques David et son héritière par testament retenu par le même Casebonne le 1/3/1830 (AD 64 3 E 17655), vend à Jean Aubin commissaire du Roi près de l'hôtel des monnaies de Bayonne l'ensemble de la propriété
          1°) Maison principale de Nanot contenance de 3ha 75a 70ca
          2°) La métairie de Nanot 5ha 70a 97ca
          3°) La métairie de Petit Nanot 4ha 62a 9ca
          4°) La métairie du Duc avec sa fontaine 5ha 69a 61ca
          5°) La métairie du Berger 4ha 44a 7ca
          6°) La métairie du Petit Lartigue 2ha 18a 78ca
La vente est convenue moyennant le prix de 15000 francs

Le 26/3/1838 la propriété est mise en vente aux enchères chez Gassané notaire à Saint Esprit
" Jean Baptiste Aubin capitaine au long cours domicilié à Bayonne, faisant pour Joseph Aubin commissaire du Roi près l'Hôtel des monnaies de la ville de Bayonne. Lequel nous a dit que Mr Joseph Aubin son père, désirant vendre volontairement aux enchères publiques le domaine appelé Nanot, avec toutes ses appartenances et dépendances qu'il possède au Boucau, a fait annoncer cette vente par des affiches apposées aux lieux accoutumés, à Bayonne, St Esprit et Tarnos pour le 5 avril prochain"  (AD 64 3 E 17723)
Désignation des biens:
1°) Métairie appelée Grand Nanot, maison de métayer, le sol, la cour et les décombres de la maison principale ; jardin potager ; bois de haute futaye ; bois taillis situé au lieu appelé Duc ; terres labourables au camp du Duc ; Pignadas à prendre sur la pièce n°10 à Pichepaou.
La mise à prix est fixée à 6210 francs. Ce lot appelé Grand Nanot ou Lissonde est acquis par Bertrand Pambrun moyennant 5750 francs. (en bleu foncé sur la carte)
2°) Métairie du Petit Nanot, maison de métayer et cour avec le sol qu'elle occupe ; un jardin potager ; terres labourables ; pignadas.
La mise à prix est de 1493 francs. Ce lot est acquis par Rose Peres pour 3000 francs. (en jaune sur la carte)
3°) Métairie du Duc maison de métayer ; jardin avec une fontaine et un lavoir ; terre labourable ; vigne ; échalassière à Lissonde ; taillis ; pignadas. 
La mise à prix est de 5514 francs. Ce lot est adjugé à Jean Baptiste Saudusse et Dominique Lavergnie en commun pour leurs enfants respectifs Jean Baptiste Saudusse et Saubade Lavergnie. (en rouge sur la carte)
4°) Métairie appelée Berger maison métayer avec cour ; jardin ; terre labourable ; Pignadas ; terre labourable.
La mise à prix est de 4053 francs. Ce lot est vendu en faveur de Bertrand Touyaa de Saint Esprit pour la somme de 4300 francs en bleu sur la carte)
5°) Métairie du Petit Lartigue ; maison de métayer avec cour ; terre labourable ; pâturage ; bois.
La mise à prix est de 2211 francs. La métairie est acquise par Josèphe Mirambeau veuve Thomas pour la somme de 2300 francs. (n'est pas représenté sur la carte)

Sources:
AD 40: Hypothèques de Dax ; cadastre de Tarnos ; BMS et NMD de Tarnos
AD 64, minutier des notaires de Bayonne et de Saint-Esprit ; Registres paroissiaux de la cathédrale Sainte Marie de Bayonne.

mercredi 13 novembre 2019

K la série des archives départementales


K

Cette lettre pose toujours un problème, je vais donc parler de la série K. C'est dans cette série que l'on retrouve les collections imprimées du bulletin des lois, moniteur et journal officiel, recueil des actes administratifs de la Préfecture, arrêtés du Préfet, conseil de préfecture.
Plusieurs de ces documents m'ont permis de retracer le vote de la loi créant la commune de Boucau

Le 1er juin 1857, promulgation de la loi créant la commune de Boucau
« Napoléon par la grâce de Dieu et la volonté nationale Empereur des Françaix, à tous et à présent et à venir salut
Le corps législatif a adopté le projet de loi dont la teneur suit:
….
Article 2
Les sections de Boucau et de Romatet sont distraites de la commune de Tarnos, canton de Saint Esprit, département des Landes et réunis à l'arrondissement de Bayonne (Basses Pyrénées). Ces deux sections formeront sous le nom de Boucau, une commune distincte, dont le chef-lieu est fixé à Boucau »


Voyons la genèse de cette loi

Le 20/4/1857 la commission chargée de la réunion de Saint Esprit à Bayonne et de la création de la commune de Boucau, est constituée. Elle comprend en plus deux députés landais: François de Marrast (1799-1880) et Charles Emile Corta, d'autres députés, Raymond-Henri Noubel député du Lot et Garonne, (1852-1870) ; Justin Durand député des Pyrénées Orientales, (1852-1870) ; Charles Henri Roulleaux-Dugage, député de l’Hérault, (1852-1870) ; Pierre dit Paul-Auguste Roques-Salvaza député de l’Aude (1852-1870) et Jacques Edouard Reveil, maire de Lyon et député du Rhône (1852-1863).
Le président de la commission est Mr. Réveil et son secrétaire est Mr. Noubel, le rapporteur est Charles Henri Roulleaux-Dugage. La commission va se réunir plusieurs fois : les 20, 24, 25, 30 avril  et le 4 mai 1857.
Le Corps Législatif sous la présidence d’Eugène Schneider (industriel et fondateur de la dynastie Schneider 1805-1876) se réunit pour délibérer dans sa séance du 9 mai 1857

Charles Corta intervient pour contester le projet qui selon lui :
Charles Corta (site de la chambre des députés)

Dépouille le plus pauvre pour favoriser le plus riche.
Retranche au département sa ville la plus importante et la moitié d’une commune qui a aussi une certaine importance.
Supprime une ligne séparatrice naturelle : le fleuve pour la      remplacer par une ligne tracée au milieu des terres.
Enlève au département des Landes deux gares de chemin de fer.
Retire au département la moitié du port de mer et le port de        terre en entier
Il termine en disant de quelle manière il lui semble que l’on aurait pu créer un département nouveau, si la nécessité d’un remaniement territorial avait été reconnue, et il dit que ce département aurait dû avoir Bayonne pour chef-lieu.

Charles Henri Roulleaux-Dugage rapporteur intervient à son tour :

La commission a consacré à l’étude de ce projet 5 ou 6  séances et les deux députés des Landes, qui étaient au  nombre de ses membres, ont disputé le terrain pied à pied.       
La ville de Bayonne et celle de Saint Esprit sont une seule et même ville partagée par l’Adour.
Le port de Bayonne comprend les deux rives de l’Adour, les chantiers, les magasins de cette ville, sont pour la plupart dans la ville de Saint esprit. La commune de Saint Esprit ne peut que gagner à être dans celle de Bayonne.
Le rapporteur s’attache à prouver que la commune de Tarnos ne sera pas lésée davantage par suite de la création de la ville de Boucau, qui aura pour résultat de mettre les deux rives de l’Adour dans la même circonscription territoriale et administrative.
Le rapporteur donne un avis favorable à la loi.

Henri Roulleaux-Dugage (site de la chambre des députés)

Le corps législatif adopte par assis et levé les quatre articles dont se compose le projet de loi.
L’ensemble du projet est ensuite adopté au scrutin, à la majorité de 22 suffrages contre 7 sur 229 votants.

Le Préfet des Basses Pyrénées dans son arrêté du 18/9/1857 arrête :
« Article 1er
A partir du trente septembre courant la nouvelle commune de Boucau relèvera de l’administration du département des Basses Pyrénées. En conséquence M le Sous-Préfet de l’arrondissement de Bayonne et M le Maire de Boucau prendrons ce même jour possession directe chacun pour ce qui le concerne, des services administratifs de la nouvelle commune, à l’exception pourtant des services de l’état civil et de la police dont M le Maire de Boucau est en possession depuis le 15 de ce mois »

(Source: AD 40 le bulletin des lois et le Moniteur)

mardi 22 octobre 2019

Challenge AZ


Pour la deuxième année consécutive je participe au #challengeAZ, initié par Sophie Boudarel de la Gazette des Ancêtres. Cette année je vais parler de Boucau, ma ville de naissance et celle où ont vécu mes parents. Les archives notariales vont me permettre de retracer l'histoire de cette ville. 

Il faut tout d'abord préciser que Boucau est une ville relativement récente, elle a été créée en 1857 à partir de deux quartiers de Tarnos: Boucau et Romatet. Pour établir mes articles j'ai consulté les notaires de Tarnos, Saint Martin de Seignanx, Bayonne et Saint-Esprit (Saint-Esprit actuellement quartier de Bayonne, était autrefois une ville landaise rattachée à Bayonne en 1857). Pour les lettres difficiles il y aura des surprises.


ZANZI-BAR

ZANZI-BAR                  Sur le bulletin municipal de 1979 on pouvait lire une publicité concernant le Taxi Tardits au « Zanzi-Bar » rue...